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Virtualisation ou la nécessité de se former aux différentes technologies

publié le vendredi 02/04/2010

La virtualisation est désormais un axe stratégique pour les Directions des Systèmes d’Information, qui, plus que jamais, planifient le déploiement de projets intégrant cette composante fondamentale. Virtualisation d’applications, du poste de travail, d’espaces de stockage, etc., autant de domaines d’application concrets qui imposent de maîtriser parfaitement les aspects liés à la virtualisation. A priori évidente, l’on constate néanmoins que la maîtrise des processus liés au déploiement d’environnements virtualisés ne semble pas l’être pour l’ensemble des acteurs du marché : intégrateurs, SSII, consultants, etc.

 

Il convient de ne pas sous estimer cette situation et de prendre à bras le corps les aspects liés à la formation aux spécificités des projets de virtualisation. Il s’agit de permettre aux différents intervenants de comprendre parfaitement les enjeux de la virtualisation, de faire le point sur les outils du marché mais également d'en mesurer les apports et les impacts sur les architectures techniques de l’entreprise. Faute d’une formation poussée et sur mesure, des dépassements de projets et autres désagréments risquent de venir perturber le bon déroulement des déploiements planifiés.

 

Création d'experts de la virtualisation

Au même titre qu’il existe des experts en technologies complexes dans d’autres domaines (open source, réseau, etc.), il est crucial que se développent des experts de la virtualisation sur le marché français. Bien entendu, certains y évoluent déjà, mais ils sont encore trop rares pour répondre à la croissance des projets qui émergent chaque jour. En ce sens, les professionnels de l’industrie IT (fournisseurs, SSII et consultants) doivent se mobiliser autour des sujets liés à la virtualisation. Ces initiatives doivent être menées à très court terme, dans la mesure où les projets de virtualisation ne sont pas des chantiers en devenir au sein des DSI, mais bel et bien une réalité.

 

Les projets de virtualisation ne doivent donc pas souffrir d’un manque de ressources et de compétences. Après avoir longuement évangélisé les donneurs d’ordres sur les bénéfices multiples liés à la virtualisation (rationalisation, flexibilité, green IT, etc.), il est impératif de tenir les engagements promis ! Tout manquement nuirait fortement à l’ensemble de la chaîne des acteurs intervenants sur ces projets.

 

Rappelons-nous des difficultés liées au déploiement des grands projets CRM ou ERP au début des années 2000 et des conséquences liées à ces dérapages à moyen terme… La virtualisation, qui est une véritable rupture technologique, ne doit pas connaître le même sort. Elle doit, au contraire, connaître un développement rapide et visible et répondre aux attentes formulées.

L’on notera également qu’au vu de la croissance des demandes intégrant un volet virtualisation, les SSII et intégrateurs ont tout intérêt à former leurs collaborateurs et proposer des départements spécialisés. Cela leur permettra de développer leur avantage concurrentiel et de remplir leur carnet de commande.

 

La formation doit donc être une composante clé de la bonne conduite des projets de virtualisation. Seule une prise de conscience de l’ensemble de l’industrie IT permettra de transformer les projets de virtualisation en une réalité concrète et génératrice de productivité pour les entreprises. A n’en pas douter, nous devrions donc rapidement voir se développer un écosystème de spécialistes des métiers de la virtualisation.

 

Rémi Gamel, directeur commercial channel de Systancia

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