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TRSB prévoit de doubler son chiffre d’affaires en 2013

publié le mardi 08/11/2011

La société de service IT et d’infogérance TRSB prévoit de devenir un acteur majeur de la virtualisation et de doubler son chiffre d’affaires d’ici fin 2013. Elle lance donc une nouvelle levée de fonds pour financer sa croissance, d’environ 4 M€ cette fois-ci, à l’occasion de son transfert sur Alternext Paris. Une nouvelle acquisition est à l’étude, ce qui n’empêche pas Philippe Guinchard, son président et fondateur, de revendiquer une croissance organique de plus de 10% cette année.

 

 

CBP (channelbp.com) : A quoi vous servira l’augmentation de capital d’environ 4 M€ lancée le 20 octobre par TRSB et pilotée par votre holding (PGZG) ?

Philippe Guinchard, président fondateur de la société de service TRSB : Cette levée de fonds, que nous réalisons jusqu’au 15 novembre, à l’occasion de notre transfert du Marché Libre vers le NYSE Alternext Paris, doit permettre à TRSB d’accélérer sa croissance. Nous nous en servirons pour devenir rapidement un acteur majeur sur le marché de la virtualisation du poste de travail. En réalisant des opérations de croissance externe si besoin.

 

Quels types d’entreprise souhaitez-vous acquérir ?

TRSB cible des entreprises pesant environ 5 ME et qui sont spécialisées dans le conseil et l’intégration IT. Ici, nous cherchons à nous doter d’une couverture métier complémentaire à la nôtre.

 

Vos levées de fonds successives vous ont-elles permis de réaliser à chaque fois des acquisitions ces dernières années ?

Effectivement, l’entrée de TRSB au Marché Libre en 2007, dix ans après notre création, nous a tout d’abord permis d’acquérir Elonex, un assembleur de PC basé à Aix-en-Provence, puis EFS en 2009, un mainteneur spécialisé dans les systèmes d‘encaissement. Ces deux acquisitions ont complété nos offres d’assistance et d’infogérance IT.

 

Et plus récemment ?

En 2010, TRSB a obtenu un apport de 4 ME en obligations convertibles via le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement). Cette opération  a financé l’acquisition en février 2011 de Wyniwyg, un spécialiste du développement de portails utilisateur, mais aussi des logiciels de BI et de CRM.

 

TRSB a-t-elle bien digéré cette importante acquisition ?

Oui. Je rappelle quand même que TRSB pesait à l’époque 34,8 M€ et Wyniwyg, 17 M€. Ce qui démontre notre capacité à intégrer des entreprises aujourd’hui.

 

Etes-vous satisfait de votre stratégie d’acquisitions ?

Oui, nos trois acquisitions successives nous ont permis de multiplier par cinq le chiffre d’affaires de TRSB en cinq ans, lequel totalisait 51 M€ pro forma en 2010, contre seulement 10 M€ en 2005. Je souligne que notre stratégie de croissance est désormais vertueuse, tant sur le plan interne qu’externe. En excluant l’acquisition de Wyniwyg, la croissance organique de TRSB était de 12% au premier semestre 2011. En effet, nous avons signé de nouveaux contrats importants dans les secteurs de la banque et de la distribution.

 

Quel est votre objectif de chiffre d’affaires pour 2012 ?

Notre objectif est d’atteindre 100 M€ d’ici fin 2013 en affichant une croissance organique toujours soutenue, de +21% en moyenne. La rentabilité de TRSB est bonne puisqu’elle avoisine 7%.

 

Suite à vos acquisitions, que pèse l’infogérance cette année dans le chiffre d’affaires de TRSB ?

Suite à la récente réorganisation de l’entreprise en 3 pôles, l’infogérance représente clairement 45% du chiffre d’affaires 2011 de TRSB. Notre pole Etudes et Développement y contribue à hauteur de 35%, et celui regroupant nos compétences dans l’intégration d’infrastructures IT, à 25%. Cette dernière activité va croitre le plus rapidement avec le développement de nos nouvelles offres d’intégration, de conseil, etc., dans la virtualisation et le Cloud notamment.

 

Continuerez-vous d’investir dans l’infogérance d’infrastructures IT, l’un des points forts de TRSB ?

Oui, je précise toutefois que TRSB ne se lancera dans l’infogérance applicative, qui est un autre métier.

 

Pourquoi voulez-vous positionner TRSB comme un acteur majeur de la virtualisation ?

C’est un marché porteur. La virtualisation des serveurs, marché sur lequel nous ne sommes pas encore un acteur majeur, décolle. Je m’attends également au décollage dès fin 2011 de la virtualisation du poste de travail (VDI), secteur qui ne regroupe pas tout à fait les mêmes acteurs. La VDI séduit les entreprises, car elle amène une baisse des coûts d’utilisation des licences sous 12 à 18 mois.

 

Qui sont vos partenaires dans la virtualisation des serveurs et du poste de travail ?

TRSB travaille avec VMWare, Citrix et depuis septembre 2011 avec Neocoretech, un éditeur français.

 

Prévoyez-vous d’optimiser la couverture commerciale de TRSB ?

TRSB dispose déjà d’une bonne couverture nationale avec ses cinq sites de production et ses huit agences régionales. Nous affichons une forte présence sur le sud-est, région qui regroupe 200 de nos 800 salariés. En prime, nous démarrons cet automne nos activités sur Lille et Strasbourg. Je prévois également d’utiliser nos ressources internes pour mieux nous positionner sur le sud-ouest en 2012.

 

Vos clients ont-ils ralenti ou repoussé leurs investissements IT en raison des incertitudes économiques actuelles ?

Je n’ai pas encore ressenti d’attentisme chez nos clients. TRSB est peut-être un cas un peu à part car nous sommes sur des marchés IT porteurs. En 2009 déjà, nous étions en croissance alors que la profession était en négatif selon le Syntec Informatique. J’ajoute que notre couverture sectorielle est large et homogène, ce qui nous permet de ne pas trop dépendre des fluctuations d’un secteur en particulier.

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