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RIM écarte son PDG fondateur du pouvoir

publié le lundi 23/01/2012

La valse des PDG-fondateurs des fournisseurs IT en difficulté continue. Après le départ mi-janvier de celui de Yahoo, c’est au tour de Jim Balsillie et de son associé Mike Lazaridis, démissionnaires, d’être écartés le 22 janvier de la présidence de RIM. Le constructeur canadien du BlackBerry nomme le Munichois Thorsten Heins (en photo) au poste de PDG et Barbara Stymiest à celui de présidente. Leur mission : reprendre des parts de marché à Apple et Google.

 

Fondateur de RIM en 1984, M. Lazaridis en conserve la vice-présidence. Il paie avec Jim Balsillie leur incapacité à transformer suffisamment l’entreprise pour lui permettre de rivaliser avec Apple, mais aussi Google, qui rachète Motorola Mobility actuellement. Pour preuve, l’action de RIM a plongé de 75% en 2011 suite aux problèmes techniques et commerciaux rencontrés par le créateur du BlackBerry. En outre, ses ventes ont chuté de 6% rien qu’au quatrième trimestre 2011. Résultat, les parts de marché de RIM dans les smartphones ont reculé à 11% en 2011, contre 15% en 2010 (source IDC).

 

RIM repousse la sortie de son nouvel OS

Thorsten Heins devra se battre pour ne pas trop perdre de ses 75 millions d’abonnés à la concurrence. Ce constructeur IT canadien refuse d’opter, à l’instar de ses concurrents asiatiques, vers une plateforme plus ouverte, du type Androïd, voir Microsoft. Il faut dire que son modèle est celui d’Apple qui, malgré sa plateforme archi propriétaire, est devenu la première capitalisation boursière mondiale. Or, la Pomme est un modèle d’innovation là où RIM peine à sortir des nouveaux terminaux innovants. Il a d’ailleurs repoussé à fin 2012 la sortie de BB10, son nouveau système d’exploitation. Au grand de ses revendeurs. Enfin, sa tablette PlayBook n’est pas encore un succès commercial, loin s’en faut.

 

Le spectre de la vente par appartement plane encore

Le nouveau PDG arrive donc dans un contexte très difficile pour RIM, d’autant que l’un de ses actionnaires, le fond d’investissement Jaguar Financial, demande toujours la séparation des différentes activités de RIM, voir leurs ventes par appartements. Jim Balsillie et Mike Lazaridis, qui détiennent chacun environ 5% de RIM, croient certainement dans la future stratégie de Thorsten Heins puisqu’ils ont annoncé demeurer investisseurs de cette entreprise IT canadienne.

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