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Quel futur pour EMC ?

publié le vendredi 21/11/2014

Le leader mondial du stockage est, malgré lui, sous les feux de l’actualité depuis la rentrée. Plusieurs initiatives récentes de son PDG, sur le départ, dont un rapprochement avorté, probablement avec HP, et un possible spin off de sa filiale VMWare, incitent désormais ses partenaires et clients à s’interroger sur la stratégie d’EMC.

 

Surtout depuis que le magazine CRN a confirmé le 18 novembre que la direction d’EMC avait révélé mi-novembre à des analystes financiers de Wells Fargo Securities qu’elle étudiait désormais la pertinence de vendre les parts qu’EMC détient depuis décembre 2003 dans VMware, une société spécialisée dans la virtualisation IT qu’il avait acquis pour 625 M$.  Or, Joe Tucci, le PDG d’EMC a toujours démenti cette hypothèse lors des différentes conventions EMC Forum organisées depuis 2013 aux Etats-Unis et en Europe. Mais aujourd’hui, ce dirigeant emblématique explique qu’il est possible de créer rapidement un spin off de VMware, ou de vendre ses parts à un acteur de l’IT. Il précise juste qu’il désire ainsi mieux optimiser la valeur d’EMC pour ses actionnaires. Un challenge d’autant plus important pour ce PDG qu’il souhaite quitter l’entreprise en beauté, mais à regret sans doute, dès fin 2015.

 

Préparer le groupe au départ de Joe Tucci fin 2015

Un argument que certains petits actionnaires d’EMC, dont Eliott Management (2%), un fond d’investissement très actif dans l’IT (BMC), ont récupéré à la rentrée pour encourager EMC à se vendre ou à céder certaines de trois activités (Pivotal, RSA et VMware). Ils redoutent que le successeur de Joe Tucci n’ait pas la même capacité que lui à dégager (enfin) davantages de vraies synergies commerciales entre les différentes organisations du groupe. Au niveau du réseau de distribution indirect par exemple, où rares sont les intégrateurs certifiés capables de déployer toutes les solutions du groupe.

Il faut dire que Joe Tucci a su bien diversifier ce géant historique du stockage BtoB et l’aider à prendre le virage de la gestion des applications. Plusieurs acquisitions stratégiques (Data Domain, Isilon, Pivotal, etc.) l’ont transformé en un leader de la virtualisation des données et des applications (VMware), du Big Data (Pivotal et GreenPlum), du Cloud, etc. Depuis 2013, plusieurs rachats de startups spécialisées dans le stockage Flash, dont XtremIO et DSSD, ont aussi aidé EMC à rattraper son retard dans ce domaine prometteur.

Toutes ces opérations de croissance externe l’ont toutefois obligé à se réorganiser fin 2013 pour améliorer la lisibilité de son nouveau portfolio, plus orienté vers la gestion des applications, mais aussi pour tenter de créer davantage de synergies entre les différentes solutions de ses divisions ou filiales. Cette réorganisation s’est traduite par un millier de licenciements en 2014.

 

Aider EMC et VMware à renouer avec une très forte rentabilité

Malgré cette vaste réorganisation, certains actionnaires et partenaires d’EMC s’interrogent toujours sur la rentabilité future du leader mondial du stockage, à l’heure où le prix du Terabyte (To) ne cesse de se dégrader, obligeant les différents acteurs de ce marché très concurrentiel à fusionner ou à disparaître. Ils se posent aussi des questions sur la rentabilité future de VMware qui, bien qu’étant toujours le leader mondial de la virtualisation IT des serveurs, ne cesse de voir ses parts de marché mondiales grignotées par les Citrix, Microsoft, etc. Tant et si bien qu’elles devraient passer en dessous de la barre des 50% à moyen terme.

En outre, VMware ne rencontre pas encore le succès escompté dans la virtualisation du poste de travail (VDI). Cet éditeur ne peut donc pas encore compenser la perte progressive de ses revenus licences dans la virtualisation des serveurs, marché qui tend à se banaliser malgré le coup de pouce que lui donne le Cloud. Reste que son chiffre d’affaires maintenance est fort, pour des raisons historiques, mais pour combien d’années encore ?

 

Le Cloud ouvre de nouveaux marchés à EMC et VMware, et à ses concurrents…

Par ailleurs, si le Cloud est un allié de poids pour les nouvelles solutions d’EMC et de VMware, il génère aussi une nouvelle forme de concurrence. Ainsi, le succès rencontré par Openstack, une plateforme logicielle open source de gestion du Cloud, oblige tous les géants de l’industrie IT à abandonner leurs offres Cloud purement propriétaires. Docker est un gros challenger open souce de VMware sur la partie contenairisation des applications, et Ovirt, sur la partie administration.

Raison pour laquelle, EMC a finalisé en octobre 2014 l’acquisition de trois petites entreprises américaines spécialisées dans les services d’infrastructure IT (Iaas) et/ou Openstack. Dans la foulée, ce fournisseur IT a annoncé la sortie en 2015 de versions Microsoft et OpenStack pour sa nouvelle offre Enterprise Hybrid Cloud ! Cette dernière réunit les atouts des cloud privé et public en intégrant les environnements, les logiciels et les services d’EMC et de VMware. La « coopétition » entre les géants historiques de l’IT est à la mode car tous souhaitent ainsi défendre leurs positions chèrement acquises face à de nouveaux entrants.

 

Pas toujours avec succès dans la durée toutefois. Le partenariat qu’EMC entretient avec Cisco au sein de VCE (Virtual Computing Environment), un consortium qu’il avait créé en 2009 avec VMware, bat de l’aile. Cisco a annoncé en novembre ne vouloir conserver que 10% du capital de cette alliance qui vise à promouvoir les briques technologiques de ces trois fournisseurs IT pour créer des solutions Vblock dédiées aux infrastructures des data centers et des Clouds. S’il reste un partenaire d’EMC, le leader mondial des réseaux n’a pas apprécié la concurrence, y compris au sein de VCE, de VMware qui a lancé en 2014 sa gamme NSX pour se positionner sur le marché du Software Defined Network (SDN). Comme par hasard, quelques jours après, EMC rachetait officiellement trois petites entreprises américaines spécialisées dans le Cloud et le Big Data.

 

Au final, il n’y a pas de fumée sans feu. Il est clair qu’EMC étudie désormais des alliances capitalistiques, et pas uniquement technologiques, avec d’autres géants de l’industrie IT. Plusieurs médias, dont le Wall Street Journal, ont révélé dès cet été l’existence de pourparlers entre EMC et certains d’entre eux… dont Cisco et HP. Mais ces discussions auraient capoté entre-temps, pour des questions de prix semble-t-il, voire de largeur de périmètre à reprendre. Seule certitude, Joe Tucci ne quittera pas EMC en 2015 avant d’avoir bouclé le dossier, sauf s’il y est contraint et forcé.

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