Que va faire Apple de ses 100 Md$ de cash ?
publié le jeudi 26/01/2012
Tim Cook, le nouveau PDG d’Apple, a indiqué le 24 janvier qu'il se retrouve à la tête d'une trésorerie nette d'environ 97,6 Md$ à la fin de son 1er trimestre fiscal 2012 (clos en décembre). En effet, Apple a enregistré un bénéfice net inégalé de 13 Md$ sur la période, car ses ventes d'iPad et d'iPhones ont plus que doublé en un an. Le problème est que les deux tiers de ce trésor de guerre seraient situés hors des Etats-Unis. Ses partenaires en verront-ils la couleur ?
Apple va-t-il se rapatrier son cash pour se lancer dans des acquisitions ?
Rien n’est pas moins sûr car la croissance externe - à l’exception de quelques acquisitions ciblées - ne fait pas vraiment partie de la culture maison. Reste que le nouveau PDG pourrait remettre en cause cette stratégie car il ne sait plus quoi faire de son cash. Au rythme actuel de ses succès sur l’Ipad et l’Iphone, Apple accumulerait près de 1 milliard de cash chaque semaine selon CNN. On comprend alors mieux pourquoi ses actionnaires l’encouragent à leur verser ses premiers dividendes, voire à se lancer dans un vaste programme de rachat d'actions. Apple pourrait également racheter des brevets, à l’instar de ses concurrents Samsung et Google, où investir davantage pour sécuriser ses flux d’approvisionnement en composants pour ses produits-phares. Enfin, le constructeur pourrait même en redistribuer une partie à ses revendeurs, lesquels ne battent pas des records de profitabilité ces dernières années.
Vive les paradis fiscaux
A condition qu’Apple puisse rapatrier son cash facilement. En effet, la presse économique américaine a dévoilé que ce constructeur a placé à l'étranger près des deux tiers de sa trésorerie, soit 64 Md$, afin de ne pas être taxé à 35% par l’administration fiscale américaine. Plusieurs leaders américains de l’IT, dont Cisco, Google et Microsoft seraient dans cette situation. En bonnes entreprises citoyennes, elles mènent donc actuellement des campagnes de lobbying auprès des élus américains pour réduire les taxes sur les rapatriements de capitaux...
La petite histoire veut que Barack Obama ait demandé à Steve Jobs quelques semaines avant sa mort s'il y avait une chance pour que les Etats-Unis puissent un jour rapatrier la fabrication de produits IT innovants tels que l'Iphone. Sans surprise, ce dernier avait répondu par la négative. Mais peut-être était-ce là, en fait, une question détournée de l'actuel président américain pour savoir si Apple avait l'intention de rapatrier son trésor de guerre au pays.
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