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Orditech mise sur Cegid, mais pas sur le Saas

publié le jeudi 16/12/2010

Le Var alsacien Orditech, un spécialiste de la paie et de la comptabilité, investit massivement avec Cegid dès cette année. « Notre objectif est de doubler notre chiffre d’affaires avec cet éditeur en 2011 et d’obtenir le statut Gold », affirme Jean-Louis Herr, son gérant. En revanche, ce dirigeant évangélisera peu - dans l’immédiat - sur la commercialisation des logiciels en Saas, de peur de perdre des clients…, aux profits des éditeurs.

 

 

CBP (channelbp.com) : Pourquoi Orditech a-t-il choisi de travailler avec Cegid ?

Jean-Louis Herr, gérant du Var alsacien Orditech : Orditech a choisi Cegid car ses logiciels sont mieux adaptés à nos besoins et à la profondeur fonctionnelle que cherchent nos clients. Notre objectif est de doubler notre CA avec cet éditeur en y ajoutant de nouveaux produits en 2011. Par ailleurs, Cegid est un vrai éditeur, contrairement à certains de ses concurrents comme Sage, car il écoute encore les techniciens.

 

Etes-vous satisfait du renforcement de la stratégie channel de Cegid ?

La démarche indirecte de Cegid va dans le bon sens pour ses partenaires. Cet éditeur va aussi nous externaliser des services qu’il ne vendra plus en 2011. Ses partenaires feront tout, tant au niveau de la maintenance que de la formation, etc. Ainsi, nous ne perdrons plus d’affaires dans les services au profit de Cegid.

 

Que pensez-vous du nouveau programme de certification de Cegid ?

La labellisation mise en place par Cegid est une bonne chose, car elle permettra à ses partenaires actuels de mieux se distinguer face aux clients, surtout dans le cas d’une probable arrivée de nouveaux partenaires en 2011. Certes, les spécialisations sont une bonne chose, mais un Var doit demeurer polyvalent en région car il doit vendre des offres IT génériques pour bien répondre aux besoins de ses clients. D’ailleurs, je constate qu’il y a des années à paye, d’autres à comptabilité, etc.

 

Redoutez-vous l’arrivée de nouveaux concurrents Cegid dans votre région ?

Orditech est présent dans l’est de la France et ce ne serait pas une saine concurrence que d’y faire débarquer des concurrents labellisés Cegid, parisiens notamment. Nous devons déjà faire face aux grands intégrateurs nationaux qui attaquent désormais les PME en région.

 

Quel niveau de certification avez-vous obtenu chez Cegid ?

Orditech est certifié au niveau Expert avec sept spécialistes pointus sur les différentes offres Industrie de Cegid, dont le pack PMI. Nous visons l’obtention du statut Gold en 2011.

 

Quels sont les bénéfices du niveau Expert ?

Orditech dispose notamment d’un contrat Sérénité qui lui assure un accès privilégié à la hot line de Cegid et un interlocuteur dédié.

 

Constatez-vous une reprise des dépenses IT des entreprises en 2010 ?

Non, nous sentons toujours une stagnation des dépenses IT en entreprise. Orditech a été davantage impacté par la crise en 2010 qu’en 2009. Nous devons faire face à une intense bataille sur les prix, des services notamment, et un allongement des délais de décision chez les clients. Comme à l’accoutumée, les clients ne veulent pas être perturbés dans leur quotidien.

 

Orditech se positionne-t-il sur la commercialisation des logiciels en Saas ?

Le Saas, c’est le futur. Toutefois, Orditech ne le met pas trop en avant, car nous perdrons probablement des clients aux profits des éditeurs. Ce sera notre dernier recours, quand nous n’aurons plus rien d’autre à vendre. Nous suivons de près l’évolution du Saas, car nous sommes également un partenaire Platinium de France Télécom.

 

Que pensez-vous de l’évolution de l’offre TPE de Cegid en Saas ?

Les TPE sont plus réceptives à ce discours. Cegid a d’ailleurs modifié son offre pour les TPE, car contrairement aux PME, elles rechignent à investir 30 000 euros pour acheter les licences et le matériel d’une offre de gescom/compta ; ou plutôt 50 000 euros en Saas, car son budget doit également inclure les sauvegardes et la sécurisation des données, le lien télécoms, etc.

 

Les PME sont-elles moins réceptives au discours pro Saas des éditeurs ?

Les PME de notre région préfèrent acheter leurs licences. D’autant que les DSI n’ont pas intérêt à externaliser leur travail… Résultat, Orditech n’évangélise pas trop pour l’instant, afin de tenir compte de leurs désirs. De plus, nous n’avons pas envie de voir des concurrents récolter le fruit de notre travail...

 

Pensez-vous que des Var comme Orditech doivent créer leur centre d’hébergement ?

Les partenaires d’éditeurs comme Cegid ne sont pas tous prêts à héberger eux-mêmes des logiciels de paie ou de comptabilité. La plupart ne veulent pas investir beaucoup dans ce projet, sauf à mettre un serveur dans la cave…

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