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Oracle ambitionne de devenir le leader mondial du Cloud

publié le lundi 05/09/2016

Le premier éditeur mondial de bases de données prévoit de devenir le leader mondial du Cloud, tant au niveau des logiciels (Saas) que des infrastructures IT (Iaas). En y associant ses revendeurs, ou du moins, ceux qui désirent investir massivement avec lui. Oracle met les bouchées doubles pour compenser un départ un peu tardif sur ce marché porteur.

 

 

Magazine CBP (www. Channelbp.com) : Que pèse les produits et services Cloud dans le chiffre d'affaires d'Oracle en 2016 ?

Eyal Zimran, directeur technique (CTO) au niveau mondial du groupe Oracle, un éditeur américain de logiciels de base de données mais aussi un constructeur de serveurs (Sun) : Le groupe Oracle réalise actuellement un chiffre d'affaires de 40 Md$, dont 1,5 Md$ dans le Cloud. Il n'est pas exclu de dépasser Amazon Web Services (AWS) dans 3 ans si nous poursuivons notre croissance avec toutes nos nouvelles offres dans le Cloud. Oracle est déjà le deuxième acteur global sur le marché mondial du Cloud et nous voulons devenir le premier. Nous n'avons pas le choix. De 5 à 10% des dépenses IT mondiales vont déjà dans cloud, et ce chiffre devrait doubler dans cinq ans.

 

Vous souhaitez donc devenir aussi un leader mondial du Iaas ?

Le leader mondial des infrastructures IT vendues comme un service (Iaas) reste Amazon Web Services (AWS). Je répète que nous pensons pouvoir le concurrencer à terme dans ce domaine. Je précise qu'Oracle héberge déjà les données de ses clients dans le monde entier. Nous sommes aussi plus compétitifs dans le cloud public qu’AWS, et surtout que Microsoft Azure.

 

Sur quels marchés Oracle-t-il est-il déjà un leader du Cloud, au moins en termes de chiffre d'affaires ?

Dans plusieurs secteurs du Cloud, Oracle est déjà le premier, dans le Saas notamment, marché où nous sommes le leader mondial.

 

Devant de grands groupes comme HPE ou encore IBM ?

Oui. Par exemple, HPE est sorti du Cloud public. Quant à IBM, il est certes très présent dans le Cloud grâce à Softlayer, mais il cherche surtout à vendre des solutions Cloud complexes car elles lui permettre de commercialiser des services IT d'intégration complexes. Quant à Dell, son mariage avec EMC va changer beaucoup l'entreprise à court et moyen termes.

 

Votre politique commerciale est-elle pro-Cloud désormais ?

Effectivement, Oracle est « Cloud First » sur ses lignes de produits, et notamment dans les solutions de relation-client (CRM), où le groupe a embauché de nombreux commerciaux, lesquels ont déjà ouverts beaucoup de nouveaux comptes dans le Cloud.

 

Pourquoi Oracle parle-t-il davantage de Cloud public que de Cloud hybride, contrairement à la majorité de ses concurrents ?

Je ne parle pas de Cloud Hybride car les Clouds privés et publics ne travaillent pas bien ensemble, pour l'instant. Le Cloud privé existe peu, sauf sous forme de prestation « on premice ». Quant au Cloud public, il est certes devenu un marché de commodité, mais Oracle préfère vendre du Cloud public « on premice » aux clients qui maîtrisent leurs propres processus techniques et d'achat. Nous appelons cela du « Public cloud » lorsque le client possède ses infrastructures IT, mais pas ses logiciels, qu'il paie sous forme de mensualités.

 

Quelles sont les conséquences de votre stratégie « Cloud First » sur votre modèle économique ?

Notre modèle commercial est désormais différent et plus évolutif avec le Cloud. L'industrie est en train de changer et Oracle accompagne ce changement.

 

Le Cloud permettra-t-il d'être plus « channel friendly », ce qu'il n'était que qu'assez peu avant ?

Le Cloud fait d'Oracle un partenaire plus « client friendly » et « open », car nous sommes davantage à l'écoute des besoins de nos clients. Quant à nos revendeurs, nous devenons aussi plus « channel friendly », car nous ne pouvons couvrir seul tous les marchés.

 

Avec vos partenaires ? Oracle n'est-il pas tenté de court-circuiter ses revendeurs dans le Cloud ?

Non. Nous en recrutons même de nouveaux actuellement. Pour la plupart d'entre eux, le Cloud d'Oracle est un ballon d'oxygène.

 

Comment associez-vous vos revendeurs à la vente de vos produits Cloud ?

En Europe, nous sommes satisfaits de nos intégrateurs IT. Nous les aidons donc à passer au Cloud en les formants. Oracle a organisé beaucoup d'événements cet été pour les former, les sensibiliser et leur donner des éléments pour vendre toutes nos offres Cloud, dont la Cloud Machine annoncée en mars. Ils ont besoin de nous car le voyage vers le Cloud est complexe. De ce fait, nous leur facilitons la vie.

 

Tous vos revendeurs sont-ils déjà actifs dans le Cloud ?

Non, bien sûr. Quelques revendeurs continueront à ne vendre que du Spark, mais la demande des clients change en faveur du Cloud. Il est donc évident que nous ne pourrons plus collaborer ensemble sur les mêmes bases qu'auparavant. Raison pour laquelle Oracle recrute aussi de nouveaux partenaires, des éditeurs de logiciels par exemple. Ils sont différents car ils peuvent nous aider à bien vendre nos offres Paas notamment et pas uniquement nos infrastructures IT et Cloud.

 

Oracle investit-il assez dans la technologie pour revendiquer durablement ce leadership mondial ?

Oracle a investi 5,8 Md$ dans la recherche en 2015. Notre investissement dans la technologie Cloud est supérieur à celui de certains de nos concurrents, dans les data centers notamment.

 

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