NextiraOne étend son savoir-faire dans les data centers
publié le jeudi 27/05/2010
L’intégrateur NextiraOne s’est fixé de nombreux challenges en 2010. Foucault de la Rochère, son directeur général, table sur des perspectives fortes dans les data centers, le médical et à l’international. Ce spécialiste des télécoms continue sa migration vers les réseaux en investissant davantage, cette année encore, dans les services d’exploitation et la communication unifiée.
Avez-vous réalisé une bonne année 2009 ?
2009 a été une année très contrastée dans l’industrie IT. Nextiraone affiche un chiffre d'affaires total en légère décroissance à 1 milliard d'euros, dont 325 millions pour la France. Nos clients dans le secteur public ont joué leur rôle d'amortisseur de crise. En outre, les moyennes et grandes entreprises qu'adresse NextiraOne ont moins souffert de la crise que les PME. Cependant, j’ai constaté une très forte chute du marché de la voix, qui a davantage souffert de la crise économique que celui des réseaux.
Cette décroissance de votre chiffre d’affaires s’étend-t-elle aux services ?
Oui, Nextiraone a enregistré une décroissance plutôt modeste dans les services, en dépit d’une forte pression sur les marges et les prix. Quant à Nextiraone Expert, notre société spécialisée dans le conseil IT et l’assistance haut de gamme, elle a enregistré 2 ME de chiffre d’affaires dès sa création en 2009. Ses 50 collaborateurs ont eu un taux d’occupation élevé.
Comment se présente 2010 pour Nextiraone ?
Tout en restant prudent, j’entrevois des perspectives très fortes en 2010, avec un premier trimestre qui affiche déjà une croissance de 5%. Cela fait longtemps que le secteur n’avait pas vu une telle activité. D’ailleurs, je note une reprise de la confiance chez les dirigeants des sociétés de services IT.
Quels sont les secteurs où Nextiraone investira le plus cette année ?
Nextiraone mise de plus en plus sur les services IT d’exploitation et la valeur d’usage du poste de travail, en cours de virtualisation. Je vais aussi continuer à développer le groupe sur des marchés verticaux, tels que le médical et l’éducatif.
Est-ce pour cette raison que Nextiraone exposait au salon HIT fin mai à Paris ?
Oui. Il faut savoir que le plan Hôpital 2012 dope la demande informatique dans le médical, secteur qui pèse déjà de 15 à 20 % de notre chiffre d’affaires, contre environ 5% pour la partie éducation. Ces domaines vont se développer chez nous car leurs demandes en solutions IT est croissante. Enfin, je rappelle que le poids du secteur public dans la commande industrielle est de l’ordre de 30 % en France et 20 % en Europe.
Quels sont vos principaux axes de développement dans les réseaux, marché où réside votre savoir-faire historique ?
Nextiraone se focalise à nouveau cette année sur la communication unifiée, technologie où je note l’éruption des flux vidéo sur le poste de travail. Le groupe est bien placé sur ce marché avec des fournisseurs comme Tandberg et Microsoft. Je constate également une très forte demande des entreprises pour le déploiement d’applications collaboratives, projets qui génèrent des prestations de refonte ou d’optimisation de leurs réseaux.
Nextiraone prévoit-il d’étendre à nouveau son périmètre à l’international
Ma seconde priorité est de poursuivre le développement de Nextiraone à l’international, zone où le groupe a enregistré une croissance de 13% en 2009. Mais sans réaliser d’acquisitions dans l’immédiat. Seuls 1600 de nos 4500 salariés travaillent en France.
Comment améliorerez-vous votre offre à l’international ?
Nextiraone investira dans l’infrastructure de production, le développement de son Network Operating Center (NOC) et l’acquisition de nouvelles compétences. Le groupe prévoit également de reprendre de grands contrats d’exploitation internationaux, car nous disposons en interne de toute l’expertise nécessaire pour mener à bien cette gestion des réseaux et des risques associés.
En qualité d’expert des réseaux, Nextiraone prévoit-il de se positionner cette année dans l’univers du Cloud Computing ?
Oui. D’ailleurs, Nextiraone signe cette année une nouvelle page de son histoire en pénétrant dans le data center, univers où nous n’étions présents qu’au travers du Lan et de la commutation. Or, nous allons élargir ce périmètre d’intervention cette année en y ajoutant la virtualisation et le stockage. C’est une technologie où le groupe doit être présent avec un partenaire comme Cisco, lequel nous apporte la légitimité de sa stratégie de Network as a plateform. Nous serons davantage présents dans les clouds privés internes au démarrage.
Prévoyez-vous d’acquérir la certification UCS de Cisco cette année ?
Nextiraone terminera mi 2010 l’obtention de sa certification UCS. C’est un investissement lourd qui suppose une évolution en interne de notre culture d’entreprise, qui bascule des télécoms vers les réseaux.
Connexion
Du même auteur
- HP réaligne ses priorités et supprime 27.000 postes - OOdrive s'offre la sécurité avec CertEurope - SAP débourse 4.5 Md$ pour Aruba - LaCie passe sous pavillon américain
- Oodrive s’offre la sécurité avec CertEurope
- 728x90 EMC 24-05-12
- HP réaligne ses priorités et supprime 27.000 postes
- LaCie passe sous pavillon américain
Rubriques
- Info du jour
- Analyse
- Editorial
- Avis Experts
- Annuaires/Guides
- Analyses/Etudes de marché
- Cas d'entreprise
- Cloud computing
- Eco-green
- Finances/Résultats
- Formations
- Fournisseurs
- Interviews
- Juridique
- Livres blancs
- Management
- Marketing channel
- Mieux vendre
- Nominations
- Prestataires IT
- Produits/Solutions
- Référencement
- Recrutement
- Services
- Sourcing
- Technologies






