Moins de défaillances…, et d’encours dans l’IT !
publié le lundi 07/04/2008
Comme chaque début d’année, Euler Hermes SFAC publie son Bilan des défaillances d’entreprises. Si 2007 n’a pas été un bon crû pour les entreprises en général (+ 2,7 %), celles appartenant au secteur IT s’en tirent plutôt mieux que les autres, sauf dans le sud-est de la France. Les sociétés de services IT résistent même mieux que les entreprises de négoce. Dans ce contexte, le secteur IT doit faire face à un resserrement de l’accès aux crédits. Didier Moizo, conseiller sectoriel IT à la direction de la recherche de l’assureur crédit Sfac-Euler Hermes, nous explique pourquoi.
Quelles sont les premières conclusions de votre Bilan annuel des défaillances d’entreprises pour 2007 ?
L’augmentation de la sinistralité en 2007 est la plus élevée depuis 2003 (+12%) et à l’exception de 2006, depuis cinq ans, le nombre annuel des défaillances d’entreprises se maintient au dessus de 49 000 cas. Après un repli en 2006 (-4,4%), les défaillances d’entreprises françaises sont reparties à la hausse en 2007 (+2,7%), avec plus de 48 900 défaillances enregistrées entre 1er décembre 2006 et le 30 novembre 2007. Les chiffres et les évolutions pour 2007 sont susceptibles d’être révisés à la hausse (entre +3% et 5%), en raison d’une modification des livraisons électroniques des annonces légales Bodacc.
Le secteur IT est-il plus impacté par ces défaillances ?
Sfac-Euler Hermes n’enregistre pas de grandes variations de défaillances dans l’IT. Je constate une augmentation des défaillances dans les TPE de – de 250 K€ en général, surtout dans les services, mais pas spécialement informatiques, lesquelles sont relativement épargnés. On enregistre tout de même moins de grandes défaillances, preuve que les sociétés de l’IT se sont bien restructurées ces dernières années.
L’IT semble donc en partie épargné ?
Effectivement, avec 1276 défaillances en 2007, contre 1374 en 2006, le secteur reste dans la logique des tendances antérieures. Il affiche une décroissance des défaillances bien supérieure à celle constatée dans l’IT de 2004 à 2006. En 2007, le taux de défaillance dans les services IT s’affichait à 1,7 %, soit l’équivalent de la moyenne nationale, contre 2,9 % pour le négoce informatique. Au final, la tendance est au ralentissement des défaillances dans les services, mais pas dans le négoce, où elle plafonne.
Toutes les régions sont-elles traitées à la même enseigne ?
Non, il y a des régions où les défaillances ont baissé, dans le quart sud-ouest, sur l’est de la France, de la Bourgogne à l’Alsace, en passant par l’Ile de France. Quand au Sud-est, Sfac-Euler Hermes constate une augmentation des défaillances, malgré un contexte plutôt favorable et en dépit d’un grand nombre de fusions-acquisitions entre sociétés IT.
Les prestataires IT français sont-ils mieux lotis que leurs homologues européens ?
La situation de la France est a peu près comparable à celle d’autres pays comme l’Allemagne, mais elle obtient de meilleur résultats que les pays d’Europe du sud, tels l’Italie ou l’Espagne. Attention cependant, la France affiche souvent davantage de dossiers de recouvrement ou de contentieux.
Les grandes SSII s’en tirent-elles mieux que les prestataires IT plus modestes ?
Oui, le nombre de défaillance est faible dans les grandes SSII. L’effet « délocalisation » et l’industrialisation de leurs processus les aident à tirer profit ou à mieux gérer le ralentissement des commandes.
Vos prévisions pour les défaillances en 2008 ?
Le dernier trimestre 2007 n’a pas été bon et a ralentit la baisse des défaillances. On devrait retrouver cette décélération dès le premier trimestre 2008, mais on ne s’attend pas à une inflation en 2008. Sfac-Euler Hermes estime que le PIB français devrait être de 1,9 % en 2007 et de 1,7 en 2008. Toutefois, le trou d’air qu’a connu le négoce des composants fin 2007 a été significatif. Par conséquent, il peut être considéré comme un signal à prendre en compte pour l’évolution du secteur IT…, et de l’économie générale.
La Sfac prévoit-elle de réduire ses encours ?
L’économie française doit faire face à un resserrement de l’accès aux crédits dans ce contexte de ralentissement économique, facteurs dont doit tenir compte un assureur crédit comme Sfac-Euler Hermes. Toutefois, nous continuons d’étudier les dossiers au cas par cas.
Répartition des défaillances en 2007*
par grands secteurs, CA supérieur à 15millions €
IAA : 6% (2006) 12% (2007)
Industrie : 49% 44%
Commerce : 25% 23%
Construction : 2% 0%
Transports : 6% 3%
Services : 9% 13%
Autres : 2% 5%
Source Euler Hermes SFAC
Connexion
Du même auteur
- HP réaligne ses priorités et supprime 27.000 postes - OOdrive s'offre la sécurité avec CertEurope - SAP débourse 4.5 Md$ pour Aruba - LaCie passe sous pavillon américain
- Oodrive s’offre la sécurité avec CertEurope
- 728x90 EMC 24-05-12
- HP réaligne ses priorités et supprime 27.000 postes
- LaCie passe sous pavillon américain
Rubriques
- Info du jour
- Analyse
- Editorial
- Avis Experts
- Annuaires/Guides
- Analyses/Etudes de marché
- Cas d'entreprise
- Cloud computing
- Eco-green
- Finances/Résultats
- Formations
- Fournisseurs
- Interviews
- Juridique
- Livres blancs
- Management
- Marketing channel
- Mieux vendre
- Nominations
- Prestataires IT
- Produits/Solutions
- Référencement
- Recrutement
- Services
- Sourcing
- Technologies






