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Les imprimantes et les services plombent les bénéfices de HP en 2011

publié le mardi 22/11/2011

Le premier constructeur IT mondial termine sa fiscale 2011 en petite forme au 31 octobre. Tout d’abord, pour son seul 4ème trimestre son bénéfice net consolidé a chuté de 91 % à seulement 239 M$, contre 2,5 Md$ un an auparavant ! Il est également en retrait de 19 % sur tout 2011 ! En cause notamment, la moins bonne rentabilité de certaines divisions de HP, dont IPG (imprimantes), HP Software et HP Services. En revanche, ESSN créé la surprise.

 

Précision intéressante, ce bénéfice net inclut un revenu additionnel (non Gaap) de 142 M$ liés aux incentives que HP aurait dû verser sur les ventes des produits WebOS, activité que le constructeur a abandonné dès la fin de l’été 2011…

 

Forte chute du bénéfice de HP sur 2011

HP ne fait guère mieux sur sa fiscale 2011. Il enregistre un chiffre d’affaires global de 127,24 Md$, en progression que de 1%. Plus inquiétant, son résultat net (Gaap) a chuté de 19% à 7,1 Md$, contre 8,8 Md$ en 2010. Sa marge opérationnelle a fondu de 1,5% à 7,6%. Rien d’étonnant, puisque plusieurs de ses divisions-clés, dont IPG (voir ci-dessous), ont enregistré des bénéfices bien moins bons qu’attendus. En outre, HP a passé sur 2011 une perte d’environ 1,6 Md$ sur ses investissements institutionnels, liés notamment à la reclassification en 2011 de certaines de ses activités, dans les réseaux notamment. HP a également transféré ses activités Communications and Media Solutions de HP Software à HP Services. Soulignons enfin que son action a presque perdu 50% de sa valeur sur l’année écoulée, en dépit de programmes de rachat d’actions.

 

Le bénéfice de PSG progresse alors que celui d’IPG régresse

Autre facteur inquiétant pour HP, le chiffre d’affaires de ses activités « Commerciales » a décliné au global de 2% d’une année sur l’autre, et de 9% pour chacune de ses divisions Personal Systems Group (PC) et Imaging and Printing Group (imprimantes). PSG a ainsi perdu presque 1 Md$ en 2011 avec un CA de 39,57 Md$, contre 40,74 Md$ en 2010. Toutefois, son bénéfice avant impôts est en hausse significative puisqu’il atteint 2,35 Md$ en 2011, versus 2,03 Md$ un an plus tôt. IPG ne s’en tire pas mieux. Son chiffre d’affaires à l’équilibre affiche 25,78 Md$ en 2011, contre 25,76 Md$ en 2010. Cette division, qui a toujours été considérée comme la « vache à lait » du groupe, ne l’est plus autant en 2011. Son bénéfice avant impôts a lourdement chuté à 3,97 Md$, contre 4,41 Md$ un an plus tôt.

 

ESSN créé la surprise

La bonne surprise vient de sa division Enterprise Servers, Storage and Networking (ESSN), qui connaît une embellie sur 2011. En dépit de la crise économique, qui a ralenti les investissements IT des entreprises, son chiffre d’affaires connaît une progression de près de 2 Md$ à 22, 24 Md$, contre 20,35 Md$ en 2010. Seules ses activités Business Critical Systems et Serveurs Standards sont en décroissance, au moins au 4e trimestre 2011. Quant à la rentabilité d’ESSN, elle a bien progressé, puisque son bénéfice est passé de 2,82 Md$ avant impôts en 2010 à 3,02 Md$ cette année.

 

Forte croissance pour HP Software, sauf pour le bénéfice

Fort heureusement pour ce groupe, la croissance de HP Software reste forte. Elle affiche sur 2011 un chiffre d’affaires total de 3,21 Md$, contre 2,72 un an plus tôt. Rien qu’au quatrième trimestre 2011, le chiffre d’affaires de sa filiale Logiciels a enregistré en effet une croissance de 28% d’une année sur l’autre, en raison de ses acquisitions, dont celle du Britannique Autonomy (non consolidé). HP Software précise que ses revenus issus des licences et des services ont progressé respectivement de 33 et 36%. En revanche, sa rentabilité est moins bonne que prévue. Son bénéfice avant impôts a chuté en 2011 à 698 M$, alors qu’il était de 782 M$ un an plus tôt.

 

HP Services à l’équilibre, mais des bénéfices en retrait

Il est toutefois surprenant de constater que HP Services, division présentée par le constructeur comme son fleuron, n’affiche qu’un résultat 2011 à l’équilibre avec 35,95 Md$, contre 35,52 Md$ en 2010. Plus inquiétant, son bénéfice avant impôts a chuté en 2011 à 5,14 Md$, contre 5,66 Md$ un an plus tôt. Cette division a semble-t-il perdu des affaires en BPO. Le groupe a pourtant encore investi massivement cette année dans HP Services, sans réaliser d’acquisition majeure, pour venir concurrencer les SSII dans les grands comptes, mais également sur les PME. Elle n’en reste pas moins sa 1ere division en termes de chiffre d’affaires, si l’on exclut PSG.

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