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Les entreprises se plaignent encore des audits de SAP

publié le jeudi 12/10/2017

Même si l'Association des Utilisateurs SAP Francophones (USF) estime que les pratiques commerciales de SAP se sont améliorées, au global, certains de ses clients s'en plaignent encore un peu. Et de ses audits en particulier.

 

Avec environ 1400 visiteurs uniques présents début octobre à Lille pour sa grande messe annuelle, l'Association des Utilisateurs SAP Francophones (USF) a fait carton plein. Au programme, de nombreuses nouveautés au catalogue de cet important éditeur allemand de progiciels, et de bases de données désormais. Les visiteurs étaient également désireux de discuter avec les nombreux prestataires IT présents, et évoquer avec eux les problèmes qu'ils rencontrent avec SAP... ou qu'ils aimeraient éviter de rencontrer.

 

L’USF et le Cigref enregistrent encore des plaintes

Patrick Geai, président de la commission Bonnes Pratiques à l'USF, constate que « les bonnes pratiques commerciales s'améliorent car les audits de SAP sont de plus en plus nombreux. Cela dit, quatre sociétés nous ont appelés pour se plaindre des audits de SAP rien qu'en septembre 2017 ». Il précise que « le Cigref ayant enregistré le même type de plaintes, nous nous sommes rapprochés d'eux à nouveau ».

 

Les relations commerciales entre cet éditeur allemand d'ERP et ses clients français ne semblent pas encore parfaites. Pour preuve, la commission Bonnes Pratiques de l'USF fait régulièrement salle pleine. Lors de sa dernière séance, elle a réuni plus de 60 clients SAP. Patrick Geai s'est dit d'ailleurs surpris par le nombre élevé de participants à cette occasion.

 

L'accès indirect aux données des clients fait l'objet de tensions avec SAP

Si l'on en croit l'USF, l'accès indirect aux données des clients, autres que celles figurant dans les ERP SAP installés, lors des audits de cet éditeur est régulièrement au cœur de tension entre eux. En effet, SAP leur demande la cartographie complète de leur SI. Le client est-il obligé alors de la fournir car elle est confidentielle ? La réponse est non si ce point n'est pas indiqué dans le contrat le liant à cet éditeur. L'USF leur déconseille de communiquer ces données.

« Après avoir nié leur existence, SAP produit désormais des livres blancs pour communiquer sur les accès indirects ! Désormais, cet éditeur met même la définition de ce que sont les accès indirectes dans ses contrats », précise Patrick Geai. Ce dernier insiste au passage sur le besoin qu'ont les clients d'avoir une définition claire et prévisible sur la tarification au volume que pratique SAP, car ni lui, ni le client ne veulent avoir de mauvaises surprises. « Nous sommes loin du but pour l'instant » déplore-t-il.

 

« SAP ne mesurent pas les accès indirects en théorie »

Interrogé sur l'existence de ces accès « indirects » aux données des clients, Marc Genevois, directeur général de SAP en France, il estime que « les outils de SAP font foi et ils ne mesurent pas les accès indirects en théorie, lesquels peuvent permettre de détecter des utilisations illégales ou interdites. On trouve toujours des solutions en discutant, sauf si l'on préfère le conflit. SAP doit protéger sa propriété intellectuelle ».

Le patron de SAP France a indiqué que son groupe a créé des pilotes avec quelques clients historiques sur certaines de ses technologies IT afin de les encourager à lui ouvrir leurs livres. Cette approche leur permet-elle d'apporter des réponses acceptables à SAP, tout en garantissant la confidentialité de leurs données ? Le passage au Saas ne devrait être pas solutionner ces problèmes d'audit à court terme.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com

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