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Kaspersky Lab augmente son chiffre d’affaires BtoB

publié le lundi 07/06/2010

La crise économique n’existe ni pour les cyber-criminels, ni pour l’éditeur Kaspersky Lab, qui présente le 7 juin la version 2011 de sa suite Internet Security à ses partenaires européens réunis en congrès à Vienne. L’éditeur va réaffirmer l’importance du channel et souligner l’importance croissante du segment BtoB dans sa stratégie 100% indirecte. Philippe Bodemer, directeur général de Kaspersky Lab en France, estime que l’avènement du collaboratif et de la virtualisation en entreprise constituent de nouvelles opportunités pour les cyber-criminels.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Quel message le groupe va-t-il délivrer à ses partenaires réunis début juin à Vienne en Autriche, en dehors de son nouveau nom ?

Philippe Bodemer, directeur général de l’éditeur Kaspersky Lab en France : Kaspersky Lab va leur présenter la version 2011 de sa suite Internet Security et réaffirmer l’importance du channel dans sa stratégie commerciale. Quand le groupe est arrivé en France au début des années 2000, nous étions un « no name ». Or, depuis, nous sommes devenus l’un des principaux éditeurs d’anti-virus en France grâce à eux. Pour les en remercier, Kaspersky Lab continuera de leur donner les moyens de prospérer grâce à nos offres.

 

Prévoyez-vous de recruter davantage de partenaires pour consolider votre croissance soutenue ?

Je veux surtout éviter toute forme de cannibalisation des ressources de nos partenaires existants. Nous recrutons de nouveaux revendeurs en permanence, mais nous veillons à ce que le taux de recouvrement soit le plus faible possible sur les marchés existants.

 

Quelle est la part des licences vendues aux entreprises dans le chiffre d’affaires de Kaspersky Lab ?

Le segment BtoB pèse désormais environ 40% de nos ventes de licences en France. En quelques années, nous sommes passés de 25 % à près de 40% aujourd’hui. Le démarchage de cette clientèle prend davantage de temps que dans le grand public.

 

Prévoyez-vous d’augmenter à nouveau la part du segment BtoB en 2010 ?

Le chiffre d’affaires BtoB de Kaspersky Lab est en progression constante. Sa part progresse plus vite que celle du retail dans notre chiffre d’affaires. En 2009, nous avons enregistré une croissance de nos ventes à deux chiffres, alors que nos concurrents étaient presque tous en décroissance. Une situation dont se réjouissent nos partenaires, car je rappelle que Kaspersky Lab travaille à 100% en indirect.

 

Quelle est la part de marché des logiciels anti-virus gratuits ?

En France, un utilisateur sur deux utilise un logiciel anti-virus gratuit. Nombre auquel s’ajoute une quantité croissante de faux anti-virus gratuits. Mais rien n’est gratuit dans la sécurité, surtout lorsqu’il est question de développer et d’actualiser une solution de sécurité performante qui protège vraiment l’utilisateur.

 

Est-ce que la virtualisation des systèmes d’information constitue une nouvelle opportunité pour les cybers criminels ?

Les environnements IT virtualisés sont, théoriquement, plus faciles à infecter, mais également plus faciles à protéger et à soigner. Le maillon faible est là encore l’Humain le plus souvent.

 

Est-ce que le nombre de cyber menaces virales a augmenté en 2010 ?

La crise n’existe pas pour les cybers criminels. D’autant qu’en période de crise économique, ce n’est pas la main d’œuvre qui manque avec le nombre grandissant d’informaticiens et de spécialistes inemployés dans le monde.

 

Quelles sont les principales menaces répertoriées dans votre récent panorama des cyber-menaces ?

Au deuxième trimestre 2010, nos laboratoires ont placé en tête du Top 8 des menaces les faux pop-up anti-virus, dits « Scarewares », suivis des malwares multifonctions, des sites malicieux et des Botnets, lesquels sont de plus en plus autonomes. Kaspersky Lab constate également un nombre croissant de vols ou détournements de comptes dans les jeux vidéo et les réseaux sociaux. L’avènement du collaboratif en entreprise est une opportunité pour certains cyber criminels. Un compte Facebook ou Ebay se vend plusieurs dizaines ou centaines de dollars sur Internet.

 

Kaspersky Lab a-t-il pu tracer l’origine des attaques dont vous parlez ?

C’est difficile de les localiser toutes avec certitude. Cependant, nos laboratoires ont pu déterminer que le trio de tête des pays d’où émanent les sources d’infection contient les Etats-Unis, la Russie et la Chine. La France arrive en 10e position dans notre classement, derrière le Royaume-Uni et l’Ukraine.

 

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