HP monte à 2 Md$ pour 3Par : jusqu’où iront-ils ?
publié le vendredi 27/08/2010
Le feuilleton 3Par continue dans une débauche de surenchères. Ainsi, juste après que Dell ait surenchéri sur HP le jeudi 26 août en mettant 24,30$ par action 3Par, HP en proposait 27 $. Ce qui portait à 1,8 Md$ (1,42 MdE) le montant à débourser hier pour acheter 3Par. Dell avait également mis sur la table une somme équivalente, en cash, le lendemain matin. Mais quelques heures après, HP proposait cette fois-ci 2 Md$ ! Et ce n’est peut-être pas fini.
Les actionnaires et le conseil d’administration de 3Par doivent se frotter les mains. En effet, la nouvelle offre de HP à 2 Md$ (30$ par action) de ce vendredi valorise leur entreprise environ 150 fois ses bénéfices, alors qu’elle a enregistré des pertes en 2009 ! La valorisation des actifs d’EMC, le leader du stockage, et de ses concurrents ne dépasse pas 15 fois ses bénéfices estiment plusieurs analystes boursiers, dont ceux de l’américain StarMine. Le titre 3Par flambe en bourse.
3Par est survalorisé
Or, il n’est pas certain que les actifs et le savoir-faire de 3Par dans le stockage soient aussi stratégiques que veulent bien le dire, ou le croire, les directions de Dell et HP. Certes, ce constructeur américain possède un savoir-faire reconnu dans l’administration des systèmes de stockage et le « thin provisionning », lesquels constituent des briques utiles pour qui veut bâtir une offre complète dans le cloud computing. Mais cela reste un marché à peine émergent aujourd’hui, où il a davantage de buzz que de chiffre d’affaires à la clé.
Les raisons d’une telle surenchère sont multiples
Alors, cette surenchère est-elle juste une rivalité entre les conseils d’administration pour savoir qui a la plus gros chéquier ? Une façon déguisée de s’auto persuader que leur stratégie de promotion du cloud computing est la bonne, et qu’elle ne finira pas comme l’ASP dans deux ans ? Ou encore, une manière habile d’animer leurs cours de bourse et de gérer leurs surplus de trésorerie, à l’heure où il est facile d’emprunter sur la planète financière ? Etc. Les réponses sont multiples sans doute.
Les technologies ne se vendent pas encore toutes seules
On doit retenir que ces deux fournisseurs IT multiplient, à l’instar de leurs concurrents, les efforts pour sortir de la simple vente de matériels en mode transactionnel. Tous tentent de proposer à leurs clients davantage de solutions répondants mieux à la valeur d’usage qu’ils en attendent. Le tout dans un contexte économique dégradé favorisant l’optimisation des systèmes d’information existants et une meilleure maîtrise des dépenses, dans une logique Opex versus Capex.
Ce changement de modèle économique fera émerger de nouveaux systèmes de vente, directe et indirecte, favorisant la génération de revenus récurrents et prévisibles dans la durée. Pour le plus grand bénéfice des partenaires de ces fournisseurs IT, espérons-le. Car ces surenchères dans l’acquisition de briques technologiques pour créer des solutions ne doit pas faire oublier aux fournisseurs que leurs technologies complexes ne se vendent pas encore seules, y compris dans un environnement de type Cloud.
Connexion
Rubriques
- Info du jour
- Analyse
- Editorial
- Avis Experts
- Annuaires/Guides
- Analyses/Etudes de marché
- Cas d'entreprise
- Cloud computing
- Eco-green
- Finances/Résultats
- Formations
- Fournisseurs
- Interviews
- Juridique
- Livres blancs
- Management
- Marketing channel
- Mieux vendre
- Nominations
- Prestataires IT
- Produits/Solutions
- Référencement
- Recrutement
- Services
- Sourcing
- Technologies






