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Feeder vise les 150 ME de chiffre d’affaires

publié le mardi 09/02/2010

Spécialiste des arts graphiques et de l’affichage haut de gamme, le Vad marseillais Feeder ne cache plus ses ambitions dans le sud de l’Europe. Il vient d’ailleurs d’ouvrir un premier bureau en Espagne. Ses deux co-dirigeants, Pascale Allen et Claude-Michel Pageault, désirent atteindre 150 ME de chiffre d’affaires dans les cinq prochaines années grâce, notamment, à un maillage international comprenant, a minima, le Maghreb, l’Espagne et l’Italie. Le développement d’une offre à valeur ajoutée dans la sécurité devrait leur permettre d’atteindre plus rapidement cet objectif.

 

CBP (Channelbp.com) : Etes-vous satisfaite des résultats financiers 2009 de Feeder, Vad que vous avez racheté il y a quelques années avec votre associé, Claude-Michel Pageault ?

Pascale Allen, co-présidente du Vad Feeder : 2009 a été une bonne année pour l’entreprise même si notre chiffre d’affaires a reculé de 25 à 22 ME, somme auquel il faut cependant ajouter les 4 ME de notre filiale Frame. En effet, la profitabilité de Feeder s’est améliorée. C’est pour nous une donnée importante dans le contexte économique actuel, surtout au sortir d’un LBO.

 

Comment expliquez-vous la progression de Feeder ?Je l’explique par les choix que nous avons effectués après notre LBO dans le développement des marques que Feeder représente. Je souligne notre implantation réussie au Maghreb, région où nous avons ouvert nos premiers bureaux il y a trois ans. Feeder réalise désormais environ deux millions d’euros en logiciels, graphisme et sécurité sur la zone. 

 

Quelles sont vos priorités au Maghreb pour 2010 ?Feeder y recrutera à nouveau des Var compétents, qui ont une approche utilisateurs et solutions. 

 

Avez-vous également des projets d’expansion en Europe ?Tout à fait. Par exemple, Feeder a ouvert l’Espagne début janvier. Natacha Laslett, une spécialiste du graphisme en tant qu’ancienne salariée de Matrox, va gérer ce bureau. Elle va aussi participer au développement de notre pôle graphique en Europe du Sud, zone où Feeder assurera également la promotion des marques Network Instrument et Wyse dans la sécurité. 

 

Prévoyez-vous déjà l’ouverture d’autres filiales en Europe ?Feeder a programmé l’ouverture d’un bureau en Italie dès 2011. Ce développement européen est important pour Feeder, car certains fournisseurs ne travaillaient pas avec nous du fait que nous n’étions pas pan européen. 

 

Quels objectifs souhaitez-vous atteindre en déployant ainsi Feeder en Europe du sud ?Claude-Michel et moi désirons atteindre 150 ME de chiffre d’affaires dans les cinq prochaines années grâce à ce maillage international. Notre stratégie correspond à une demande de nos clients, d’autant que la couverture de l’Europe du sud laisse à désirer sur le marché IT, même si certains acteurs affichent des processeurs bien rôdés. 

 

Etes-vous en phase avec les objectifs financiers qui vous ont permis de prendre le contrôle de l’entreprise Feeder dans le cadre de votre leveraged buy-out (LBO) ?Oui. Le rachat de Feeder au moyen d’un LBO a été très lourd à mettre en place, mais Claude-Michel et moi avons atteint un rythme de croisière en 2009. Cela nous permet désormais d’entrer dans une logique de développement plus orientée marché et processus que financière. 

 

Seriez-vous prêts à recommencer ce montage ?Oui, même s’il n’est pas facile de monter un LBO. Cela exige de ses auteurs une gestion financière de l’entreprise très lourde s’ils occupent des fonctions opérationnelles au quotidien. Au final, je suis ravie que cette démarche financière nous ait permis de déployer chez Feeder notre vision stratégique et qualitative, sans l’aide de fonds de pension. 

 

Feeder référencera-t-il de nouvelles marques en 2010 ?Feeder cherche en permanence de jeunes entreprises, dans la sécurité notamment, que l’on peut promouvoir en France, et maintenant, en Europe du sud. La dernière en date est VDI, fournisseur dont les produits se marient bien avec ceux de Network Instrument. Il est important pour un Vad comme Feeder de disposer d’une pépinière de jeunes marques prometteuses. 

 

Quels sont vos projets pour votre filiale Frame ?Feeder a racheté Frame fin 2008. Dirigée par Christine Berthon, cette entreprise est spécialisée dans la gestion et l’intégration de logiciels, essentiellement dans les environnements Linux et IBM. Fram propose des contrats de distribution dédiée aux ISV. Il s’agit d’une activité complémentaire de celle de Feeder et nous implanterons cette marque dans tous les pays où Feeder ouvrira des bureaux.

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