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Factor FX veut lever des fonds

publié le mardi 11/05/2010

SSLL bretonne presque inconnue il y a quelques années, Factor FX se développe rapidement dans l’ouest de la France, à la grande satisfaction de son gérant, François-Xavier Guidet. Ce dernier prévoit de faire entrer des fonds d’investissements à son capital dès septembre afin d'accélérer son développement, dans les grands comptes notamment.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Comment expliquez-vous le décollage de Factor FX, SSLL bretonne qui était presque inconnue il y a quelques années ?

François-Xavier Guidet, gérant SSLL de la Factor FX : Depuis 2007, Factor FX double son chiffre d’affaires et ses effectifs tous les ans pour atteindre aujourd’hui quelques 400 000 euros. Je ne m’explique pas vraiment ce soudain décollage alors que nous existons depuis 10 ans. Notre présence sur des salons du secteur et la fin de la crise identitaire du Libre nous a sans doute profité. 

 

Comment prévoyez-vous d’accélérer le développement de Factor FX en 2010 ?

Je prévois l’entrée de fonds d’investissements au capital de Factor FX dès septembre. Leur arrivée boostera notre capital social et nous donnera davantage de crédibilité auprès des grands comptes. Le groupe dispose également depuis octobre 2009 d’une licence d’opérateur voix et données qui nous aide aussi à développer notre activité open source en entreprise. Nous l’avons obtenu par la Ruche Numérique, dans le cadre d’une délégation de service public.

 

A quoi vous sert cette licence d’opérateur voix et données ?

Cette licence nous permet d’entrer chez des clients chez qui nous ne sommes pas présents et de leur présenter l’ensemble de notre portfolio open source. Nous pourrons ainsi développer davantage notre politique de services dans la Manche. Plus généralement, je table sur un développement de l’entreprise chez certains grands comptes privés de la région.

 

Est-ce que la part du secteur public est forte dans votre chiffre d’affaires ?

Non, le secteur public ne représente pour l’instant que 20% de notre chiffre d’affaires. C’est assez atypique chez une SSLL.

 

Comment se découpe votre offre de services ?

L’intégration représente 50% de notre chiffre d’affaires en services, contre 30% pour le support et 20% pour la formation. Je veux augmenter les services de support afin de mieux répondre aux demandes des grands comptes. Cette stratégie dans les services profite à Factor FX, puisque nous avons beaucoup augmenté la part du récurrent, lequel atteint désormais 50 % de notre chiffre d’affaires. Toutefois, nous avons toujours du mal à facturer le conseil, un mal endémique pour les sociétés de services IT en France.

 

Envisagez-vous de vous spécialiser sur certains marchés ?

Non, car en tant que généraliste de l’open source intervenant en région ouest, Factor FX se doit de répondre à toutes les demandes de ses clients. Il est plus difficile de se spécialiser en région qu’en Ile-de-France, et notamment quand vous n’êtes pas éditeur de logiciels.

 

N’êtes-vous pas tenté par le développement du métier d’éditeur open source ?

Si. Nous développons depuis 2009 Hylafax, un logiciel open source pour le fax sur Unix et Windows, le premier du genre dans le Libre. Nos clients étant satisfaits, nous avons développé le déploiement d’autres logiciels en open source, dont Samba, Xtuple, Zimbra.

 

Le marché open source a-t-il été victime de la crise économique ?

Le marché open source a semble-t-il un peu réduit la voilure en 2009. Cela dit, Factor FX a été relativement peu impacté par la crise.

 

Le modèle « Freemium » est-il l’avenir de l’open source ?

Cela se discute. Sur le principe, je ne suis pas contre la combinaison d’une offre gratuite et payante dans l’industrie du logiciel libre, si les offres proposées sont transparentes pour le client, et que les projets présentent toutes les garanties professionnelles. Sinon, c’est un retour en arrière de 10 ans pour les SSLL.

 

Recourez-vous au financement des ventes pour accélérer votre croissance ?

Le financement des déploiements réalisés avec des logiciels et service open source n’est pas toujours simple. En effet, nos clients recourent peu au leasing ou à l’affacturage. Et pour cause, les SSLL ne peuvent pas facturer les licences, ce que n’apprécient pas forcément les éditeurs professionnels et organismes financiers. Cela dit, je ne désire pas spécialement utiliser l’argument du financement des ventes pour gagner des affaires en clientèle. 

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