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Etude IBM Green Mid Market : Les PME investissent

publié le jeudi 12/03/2009
La réduction de la consommation électrique est le critère clé de l'informatique verte. Les « green » attitudes sont diverses.

Une récente étude mondiale parrainée par IBM mené en début d'année 2009 dévoile que la plupart des PME ont mené des initiatives en vue d'atténuer l'impact de leur exploitation des Technologies de l'Information sur l'environnement.

Presque les deux tiers des sociétés sondées ont affirmé avoir des initiatives en cours, ou des projets dans le même sens pour les 12 prochains mois, consistant à ajouter la technologie de virtualisation à leurs serveurs, à regrouper les systèmes de stockage, ou à moderniser leurs centres informatiques. Le Brésil s'est classé bon premier en ce qui concerne la virtualisation des serveurs et la modernisation des centres informatiques, tandis que la France, le Canada, les États-Unis et l'Allemagne sont en tête en matière de regroupement du stockage. Environ 60 % des répondants prévoient construire des salles informatiques complètement nouvelles, et parmi eux, le Brésil et le Japon figurent en tête.

Les projets de réalisation ou de modernisation de salles de serveurs et d'infrastructure utilisateur seront en toute probabilité la priorité la plus grande en 2009 et au-delà. Globalement, les décideurs informatiques interrogés dans le cadre de cette enquête ont montré un intérêt marqué pour ces types de projets, car ceux-ci sont censés apporter d'excellents résultats sur le plan environnemental sans compter de nombreux avantages économiques.

La maîtrise des coûts est à la base des 11 initiatives.
En effet, les raisons les plus souvent invoquées lorsque les entreprises se lancent dans des projets écoresponsables sont la réduction de la consommation d'électricité et de l'usage des consommables, une meilleure fonctionnalité pour l'entreprise, l'abaissement des coûts d'exploitation ou la réduction des investissements futurs, la réponse aux exigences des consommateurs et l'obtention des crédits ou des réductions consentis par des fournisseurs de services publics ou par les administrations locales.
Pour économiser l'électricité, il faut être en mesure d'évaluer sa consommation par les équipements informatiques, chose que beaucoup d'entreprises ne savent pas faire. Cependant, l'enquête a révélé que plus de la moitié des entreprises ont mis en place des mécanismes pour mesurer la consommation d'énergie de l'infrastructure des technologies de l'information, alors que 25 % d'entre elles ont l'intention de le faire au cours de l'année qui vient.

Le rapport examine 11 grandes initiatives dans quatre domaines, à savoir la virtualisation et le regroupement, l'efficacité énergétique, la réduction des voyages d'affaires et l'élimination du matériel informatique en fin de vie. La liste des 11 initiatives est disponible sur demande.

"Cette étude montre qu'il existe un lien réel entre l'atteinte des objectifs environnementaux, la réduction des dépenses et l'avènement de changements qui sont bénéfiques pour l'innovation et la croissance", a commenté Marc Dupaquier, directeur général Mid Market Monde d'IBM General Business. "IBM propose des services, du matériel et des logiciels qui peuvent aider les moyennes entreprises à devenir plus vertes et plus efficaces."

4 catégories d'entreprise à l'informatique verte
Selon l'enquête, les entreprises se classent habituellement dans une des quatre catégories pour ce qui est de l'informatique verte.

• Les verts activistes : Environ 25 % des entreprises appartiennent à ce groupe. Elles tiennent compte de l'environnement dans la conduite de leurs affaires, incluant les technologies de l'information.
• Les investisseurs avisés : Ils sont prêts à dépenser d'emblée s'ils sont convaincus de la possibilité de réduire les coûts de façon durable.
• Les verts observateurs : Ces entreprises n'ont pas de but précis en matière environnementale et ont besoin d'un encouragement et d'une inspiration de leurs dirigeants.
• Les aspirants verts : Ces entreprises souhaitent réduire leur empreinte écologique, mais ne savent pas par où commencer ni comment mesurer les résultats des efforts en ce sens.

Conclusions clés de l'étude :


Virtualisation
Les projets étayés par une solide étude de rentabilité et des preuves de réduction des coûts sont les plus prisés. Le rythme de virtualisation des serveurs dans la plupart des pays (taux moyen de mise en œuvre de 48 %) montre que les projets gagnants sont ceux qui peuvent prouver le potentiel d'économie de coûts et de retombées bénéfiques sur l'environnement. Ainsi, pour avoir de bonnes chances d'être acceptées, les nouvelles initiatives doivent d'abord convaincre les sceptiques en leur présentant les avantages commerciaux qui en résulteront pour l'entreprise, tels que le contrôle ou la réduction des coûts.

Salles informatiques vertes : L'Inde et le Brésil en tête du peloton
La tendance est claire : les pays ayant une forte croissance économique et peu d'infrastructure ancienne sont les premiers à moderniser leurs centres informatiques. Environ 63 % des services informatiques en Inde ont modernisé leurs salles de serveurs existantes dans le but de rehausser l'efficacité énergétique, ou sont en voie de le faire. Au Brésil, c'est la même tendance, à la différence que, dans ce pays, on privilégie la construction de nouvelles salles de serveurs plutôt que la rénovation de celles déjà en place.

Le recyclage du matériel informatique devient populaire
Globalement, 56 % des entreprises interrogées ont mis ou mettent en place des programmes de recyclage du matériel informatique désuet. Environ 23 % des services informatiques comptent adopter des pratiques de recyclage du matériel informatique ainsi que des moyens de mesure de la consommation énergétique au cours des 12 prochains mois.

Les objectifs environnementaux sont atteints voire dépassés dans la majorité des cas
Les entreprises qui songent à mettre en œuvre un projet d'informatique verte doivent être conscientes que le succès les attend dans la majorité des cas. En effet, 65 % des objectifs visés au départ par ces projets ont été réalisés ou même dépassés. En d'autres mots, les entreprises réussissent souvent leurs projets et obtiennent aussi des avantages additionnels auxquels elles ne s'attendaient pas.

Moins de voyages d'affaires - mais pas encore en Europe
Fait étonnant, les pays où l'essence est la plus chère au monde n'ont pas encore adopté la téléconférence et le télétravail afin de réduire les coûts et d'atténuer l'impact environnemental. Alors que 50 à 60 % des entreprises nord-américaines, britanniques, indiennes ou brésiliennes ont déjà recours à la téléconférence et au télétravail, la tendance est moins prononcée en Allemagne, en France et, dans une certaine mesure, dans les pays de l'Europe du Nord. Au cours des 12 prochains mois, ce sont les pays géographiquement vastes comme le Brésil et le Canada qui s'intéresseront le plus à ces moyens permettant de réduire le nombre de déplacements d'affaires. Au Brésil et au Canada, plus de 30 % des entreprises embrasseront sans hésitation les technologies de téléconférence et de télétravail.

Les pays du BRIC
Les pays en développement ne souffrent pas d'infrastructures désuètes et ils profitent de cet avantage. Dans cette enquête, l'Inde et le Brésil sont représentatifs des pays du BRIC - Brésil, Russie, Inde et Chine. À cause de l'empreinte écologique de plus en plus grande laissée par ces 4 pays, des entreprises et des services informatiques s'efforcent de développer une infrastructure informatique efficace et écoresponsable dès la toute première fois.

Avantages commerciaux et retombées bénéfiques sur l'environnement
Le virage «vert» a engendré beaucoup d'attention dans les compagnies soucieuses de récolter des avantages commerciaux et environnementaux, tout en consolidant leur réputation d'entreprise citoyenne. Les initiatives en matière d'informatique verte, en particulier, leur donnent l'occasion de réduire leur empreinte carbone ainsi que leurs dépenses. Chose intéressante, lorsqu'on leur demande de soupeser l'importance des avantages commerciaux par rapport aux avantages environnementaux, 60 % étaient en faveur de l'aspect commercial - aussi bien avant qu'après la mise en œuvre. Cette petite majorité en faveur des critères commerciaux est une preuve de plus que, au sein des entreprises, les initiatives pour l'informatique verte doivent être financièrement rentables pour obtenir le feu vert.

Méthodologie
L'enquête réalisée par Info-Tech Research Group porte sur plus de 1 000 hauts responsables des technologies de l'information au sein des sociétés ayant entre 100 et 1000 employés, appartenant à divers secteurs d'activités, dans une douzaine de pays dont le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Inde, le Japon, la Suède, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis.

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