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Escrim avance dans ses projets Cloud et de structure intégrée

publié le mercredi 06/07/2011

Le groupement de revendeurs Escrim a rassemblé fin juin à La Baule ses 48 adhérents pour leur présenter plusieurs solutions et services dans des domaines-clés pour eux, dont le financement et le Cloud. Olivier Rondeau, directeur d’Ecrim, est également intervenu pour militer en faveur de la création en interne d’une structure administrative et commerciale intégrée ou semi intégrée.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Quel était l’ordre du jour de l’assemblée générale du groupement Escrim fin juin à La Baule ?

Olivier Rondeau, directeur d’Escrim, un réseau de revendeurs et de SSDI : Le réseau Escrim a présenté à ses 48 adhérents, qui totalisent 63 points de vente, ses nouvelles solutions et services dans plusieurs domaines-clés pour eux, dont le financement et le Cloud. Nous avons également discuté du modèle économique d’Escrim, qui évoluera dès cette année vers une plus grande intégration de certains services proposés à ses adhérents.

 

Où en est Escrim dans l’évolution de son modèle économique, lequel intervient plus de 10 ans après la création de votre groupement ?

Escrim avance sur la création d’un modèle intégré ou semi intégré au sein d’une structure qui serait la propriété du groupement. Nous travaillons également sur une plus grande harmonisation de notre back office et une meilleure mutualisation des compétences de nos adhérents. Par exemple, les Escrimiens sont déjà répartis dans 3 clubs (Essentiel, Énergie, Exclusif) qui tiennent compte de leurs profils d’entreprise et de leurs vitesse de développement.

 

Tous les Escrimiens sont-ils favorables à la création d’un nouveau modèle économique plus intégré ?

Les membres d’Escrim sont intéressés par cette approche, car notre réseau souhaite se développer de manière plus coordonnée afin d’apporter une réponse nationale aux donneurs d’ordres. Ce projet passera dès cette année par une première étape d’unification de nos actions marketing et commerciales, puis nous étudierons ensuite l’opportunité de créer une société en propre.

 

Pourquoi vouloir harmoniser vos solutions de financement ?

Notre groupe pèse environ 80 ME de chiffre d’affaires et cette enveloppe globale devrait permettre à nos adhérents de bénéficier de tarifs plus intéressants auprès des organismes financiers.

 

Quels sont les projets de votre réseau dans le Cloud ?

Escrim a réalisé cette année une étude de marché pour aider ses adhérents à mieux comprendre les enjeux du Cloud. Nous avons notamment étudié la place de la distribution IT face aux ISV, intégrateurs et fournisseurs qui se positionnent sur ce nouveau marché.

 

Pensez-vous que le Cloud pourrait être une menace pour les revendeurs IT d’Escrim ?

Je ne suis pas inquiet sur le rôle que jouera la distribution IT dans le Cloud, car les fournisseurs IT et les nouveaux entrants ne connaissent pas ou mal les PME.

 

Le Cloud est-il déjà au cœur des projets d’investissements des adhérents d’Escrim ?

Nos adhérents s’y intéressent car ils veulent avoir des réponses à donner à leurs clients si ceux-ci projettent d’investir dans des solutions Cloud. Toutefois, si les fournisseurs parlent beaucoup de Cloud, ce n’est pas encore la principale préoccupation IT des PME, dont certaines redoutent toujours la dématérialisation ou la délocalisation de leurs systèmes IT.

 

Combien de vos adhérents ont déjà lancé une première offre Cloud ?

Quatre adhérents, dont Sneda, Logiwin et I2E, disposent d’une offre dans le domaine du Cloud.

 

Escrim prévoit-il de construire un data center commun à ses adhérents pour héberger leurs offres Cloud ?

Non, Escrim ne construira pas de data center, car c’est une affaire de spécialistes et nous n’aurons pas d’offre Iaas (Infrastructure as a Service). Nous préférons faire appel à un hébergeur dont c’est le métier. En revanche, certains de nos adhérents disposent de compétences dans l’administration et la maintenance des salles blanches.

 

Vos adhérents sont-ils davantage intéressés par le Software as a Service (Saas) ?

Effectivement, le Saas intéresse beaucoup plus nos adhérents. Escrim pourrait d’ailleurs de signer des partenariats avec des éditeurs pour les aider à développer ce type d’offres. Je précise que le Paas n’est pas – lui - au cœur des préoccupations de nos adhérents.

 

Quels types d’offres Saas vos adhérents envisagent-ils de commercialiser dès cette année ?

Les membres d’Escrim ne vendrons pas que les applications bureautique d’acteurs tels que Microsoft ou Google, car elles ne sont pas forcément très rémunératrices si vous n’atteignez pas des volumes de vente importants. Nombre de nos adhérents sont davantage intéressés par la commercialisation d’offres de messagerie, de communication unifiée, de paie et de comptabilité par exemple. A terme, Escrim devrait créer une première offre cloud unifiée que nos adhérents pourront revendre et « marketer » avec notre aide.

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