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Coup de frein dans les logiciels et services en 2009

publié le mercredi 05/11/2008
Le Syntec Informatique a annoncé le 5 octobre une croissance du marché français des logiciels et services d'environ 6 % sur 2008, à l'identique de celle de 2007. "Il s'agit de la quatrième année de croissance soutenue dans notre secteur, dont le chiffre d'affaires global totalise aujourd'hui 42 Md€", explique Jean Mounet, président du Syntec Informatique. Le dirigeant est toutefois moins optimiste pour 2009, en raison de la crise économique qui frappe l'Europe. "La visibilité partielle de nos adhérents sur leurs carnets de commandes au second semestre 2009 nous conduit à estimer la croissance du secteur dans une fourchette comprise entre 2 et 4 % pour 2009". Il précise que cette estimation reflète de nombreuses disparités, selon les services et les secteurs IT concernés.

SPECIAL SYNTEC 2008-2009
Bien que prévisible, le probable ralentissement du marché français des logiciels et services en 2009 ne doit pas alarmer - outre mesure - les professionnels de l'IT, estime Jean Mounet, président du Syntec Informatique. D'autant que lors de sa présentation, début novembre, il a rappelé que "La crise économique actuelle, qui s'inscrit dans un marché IT en progression de 6 % en moyenne sur 2007 et 2008, n'a rien à voir avec celle de 2002. En effet, à cette époque, la profession a souffert d'un fort ralentissement, car elle sortait d'un cycle de 18 % de croissance annuelle, suite au passage de toutes les entreprises à l'Euro, à l'an 2000, etc.". Et d'ajouter que "le marché français des logiciels et services a doublé en 10 ans et quintuplé en 20 ans !".
Le chiffre d'affaires total des logiciels et services s'établit à 42 Md€ cette année en France. Ce chiffre se découpe de la manière suivante : 24 Md€ pour les activités de conseil & services IT (+5,5 % de croissance en 2008), 12 Md€ pour les éditeurs (+ 6%) et 6 Md€ pour le conseil en technologies (+ 6,5 %).

Pas ou peu d'annulations de projets IT
Bien que reconnaissant un léger ralentissement de l'activité dans l'IT au quatrième trimestre 2008, Jean Mounet est monté au créneau contre ceux qui affirment que la crise génère de nombreuses annulations de projets IT chez ses adhérents : "Dans la réalité, il y en a très peu pour l'instant, et surtout pas dans les projets déjà lancés, même si certains de nos adhérents constatent quelques reports de projets non finalisés ou décidés".
Le dirigeant a conclu que la moitié des chefs d'entreprises du Syntec Informatique, et surtout ceux des sociétés de conseils, estiment que leurs carnets de commandes devraient s'améliorer dans les 12 prochains mois. Un peu moins toutefois chez leurs homologues travaillant pour des éditeurs, dont le moral semble un peu moins bon.

Des secteurs plus dynamiques que les autres
En 2008, les services IT destinés aux secteurs comme les collectivités locales & énergies (utilities), le service public et les Transports sont devenus des marchés plus porteurs que ceux de l'industrie et de la finance, secteurs assez malmenés actuellement. Le Syntec Informatique estime que 2009 sera une année difficile pour la distribution et le commerce, mais aussi pour une partie de l'automobile et de l'aéronautique.
Ce syndicat s'attend toutefois à un rebond significatif des commandes de ces secteurs au 2e semestre 2009, après le coup de frein dû aux actuelles restrictions budgétaires. Le Syntec Informatique précise que l'un des vrais moteurs actuels de la croissance de la profession demeure le réglementaire.
"La France et l'Europe produisent beaucoup de lois et de directives, obligeant les entreprises, et les banques notamment, à investir en permanence afin d'actualiser leurs systèmes d'information. Ce moteur est indépendant des crises", souligne Jean Mounet.

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Commentaires

Le Syntec ne voit que les grands comptes et les grandes SSI
A l'ASP Forum nous ne partageons pas l'avis de tempête du Syntec. Le marché sera (ne l'est pas encore) davantage regardant avant d'investir. Donc il sera encore plus intéressé par l'approche "applications et services à la demande", SaaS ou ASP. On passe d'un ROI à un RBI (Return Before Investment).
Var et intégrateurs, parents pauvres du Syntec ?
Les Var et intégrateurs IT sont souvent considérés comme les parents pauvres du Syntec Informatique, pourquoi ?
D'autant que ces prestataires IT adressent les PME, clientèle très prisées par les éditeurs, acteurs qui figurent parmi les principaux adhérents du Syntec Informatique.

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