Applications professionnelles sur smartphones, les directions marketing & communication sont-elles prêtes à investir ?
publié le lundi 08/11/2010
BulkyApps, la division dédiée aux applications d'entreprises sur smartphones de BulkyPix, a fait réaliser une étude auprès des directions marketing et communication afin de percevoir leurs attentes dans le domaine des applications mobiles.
Cette étude, réalisée par AMD (Assistance Marketing Direct), société spécialisée en Marketing Direct et Opérationnel, a été conduite entre juin et septembre 2010, période de prévisions budgétaires Communication/Marketing pour 2011. Les interviews ont été réalisées par téléphone auprès des Responsables et Directeurs des fonctions Marketing et Communication de 100 grands comptes de tous secteurs d'activité.
29% des entreprises interrogées ont déjà réalisé une application sur Smartphones
Cette étude a mis en avant l'intérêt porté par les Directions Marketing et Communication pour ces nouveaux media, puisque sur l'ensemble des entreprises interrogées, 29% ont déjà réalisé une application sur Smartphones et 22% ont un projet à court terme.
77% des applications développées l'ont été pour le marché national, 23% pour l'international.
Apple en position de quasi monopole
83% des entreprises ayant réalisé une application l'ont mise en œuvre pour la plateforme Apple, 12% pour Android, et 5% Blackberry, Samsung, Windows mobile, Motorola...
« Les acteurs du marché de la mobilité ne souhaitant pas favoriser le portage des applications vers plusieurs plateformes pour garder une part d'exclusivité induite ne facilitent pas la tâche des développeurs notamment en proposant chacun leur propre kit de développement (SDK).
Les développements deviennent également de plus en plus complexes, car les versions d'OS sont nombreuses et évolutives, et les supports technologiques (smartphones ou tablettes) ont des capacités techniques importantes et différentes (vibration, appareil photo, multi-touch, gyroscopes, GPS, ...). Si d'une manière générale, déployer une application demande un développement spécifique et un budget afférent important, rendre cette application disponible sur plusieurs plateformes reste complexe». commente Bertrand Pierre, Directeur de BulkyApps.
Cependant, 15% des entreprises qui ont déjà réalisé une application sur l'une de ces plateformes veulent la porter sur une ou plusieurs autres plateformes, essentiellement sur Blackberry et Android.
« Seules les agences et studios structurés qui ont anticipé cette problématique en développant leurs propres outils avec des langages reconnus par l'ensemble des plateformes, savent tirer leur épingle du jeu. Ils peuvent ainsi, au fur et à mesure de leurs développements, enrichir leur framework de production et porter les applications sur d'autres plateformes sans tout redévelopper, ce qui permet de ne prévoir qu'un surcoût de 20% à 25% du budget initial pour chaque portage. » poursuit-il.
Des projets peu ou mal « promus »
61% des projets sont inscrits dans le plan de communication de l'entreprise, mais ce sont les Directions Marketing (25%) et les Directions R&D (19%) qui portent et mettent en œuvre les projets. Le reste étant partagé par les Directions Générales et autres Directions fonctionnelles (RH pour des applications internes, par exemple).
Cependant, si les entreprises sont réellement prêtes à investir dans ces supports, elles sont confrontées à leur méconnaissance des circuits de distribution pour ce type d'applications.
En effet, la quasi-totalité des entreprises interrogées se limite à communiquer sur les applications via leur site internet ou par des e-mailings. Seulement 58% relient leurs applications aux sites communautaires, tels que Facebook ou Twitter. Elles n'ont pas encore fait de leurs applications mobiles un vecteur de communication à part entière, un outil supplétif à Internet.
« Les « App Stores » sont de véritables magasins virtuels. A travers ces mètres linéaires d'applications et de jeu, - plus de 300 000 rien que sur la plateforme Apple- Comment mettre en avant sa propre application ? Comment augmenter le nombre de téléchargements ? Nous estimons que plus de 85% des applications sont téléchargées moins de 10000 fois. Comment se positionner ? Comment apparaître en « tête de gondole » ? Comment négocier son référencement auprès des «App Stores», relais incontournables pour la visibilité des applications ? Il s'agit bien là d'un réel savoir faire. Les entreprises vont devoir développer cette compétence en interne ou faire appel à des professionnels, habitués au modèle économique de l'application mobile. » souligne Bertrand Pierre, Directeur de BulkyApps.
Un appel aux prestataires externes en priorité, pour des budgets de 10 000 à 20 000 €
72% des entreprises interrogées ont fait appel à des prestataires externes pour concevoir et réaliser les applications :
- 43% auprès d'agences de communication, agences Web ou studios spécialisés
- 32% auprès de prestataires informatiques (essentiellement les très grands comptes qui préfèrent s'adresser à un prestataire avec lequel ils ont l'habitude de travailler sur des aspects technologiques)
- 25% auprès de free lances, de toutes petites structures spécialisées...
« Développer une application fait appel à des compétences graphiques, informatiques et de gestion de projet donc implique une notion de coûts qui peut être très variable d'un projet à l'autre. » précise Bertrand Pierre.
« Ainsi, en fonction de la complexité de l'application, de la richesse de son contenu, de l'importance de la création, une application web coûte entre 10 000 € et 20 000 €, entre 20 000 € et 40 000 € pour une application service, et entre 30 000 € et 60 000 € pour une application ludique, cette dernière pouvant dépasser les 100 000 € dans le cas de projets ambitieux. » commente Bertrand Pierre.
Sur les 40% des entreprises ayant répondu à la question budgétaire :
- 8% ont dépensé moins de 5 000 €
- 5% entre 5 000 € et 10 000 €
- 19% entre 10 000€ et 20 000 €
- 8% ont dépensé plus de 20 000 €
Les applications du futur : encore inimaginables aujourd'hui
Les besoins des annonceurs aujourd'hui se scindent en 3 grandes catégories :
- « L'application web » pour informer : le site internet de l'entreprise est porté sur smartphone. Ici, la frontière entre « développer un site pour les mobiles » ou « développer une application mobile pour avoir son site », est ténue. Le choix est souvent défini en fonction de la portée du contenu, de la complexité des parties dynamiques...
- « L'application service » pour vendre : il s'agit ici essentiellement de générer du chiffre d'affaires supplémentaire, en proposant des services à valeur ajoutée, tels que la géo localisation de points de ventes, le suivi de listes de mariage, les push mail ...
- « L'application ludique » pour capter du trafic et communiquer sur son image et sa marque : concept élaboré, communication soignée, mise en scène préparée, intégrant parfois du jeu ou du ludique, exploitant les réseaux communautaires, ce type d'application est souvent intégré dans un plan de communication ou dans le cadre d'un événement précis.
« Difficile d'imaginer des limites dans les applications du futur, tant les évolutions sont rapides et les technologies de plus en plus performantes. Les directions Marketing & Communication ne cessent de déborder d'imagination, ces nouveaux supports ayant l'avantage d'être interactifs et de s'adresser directement à leur public. Des applications de réalité augmentée commencent à voir le jour. Elles sont capables en temps réel de faire apparaître de la publicité virtuelle dans un point de vente, d'obtenir de l'information sur un produit au moment ou celui-ci est visualisé sur le Smartphone, de visiter, à proximité du lieu ou vous êtes, un appartement à vendre en 3D... » conclut Bertrand Pierre.
Cette étude, réalisée par AMD (Assistance Marketing Direct), société spécialisée en Marketing Direct et Opérationnel, a été conduite entre juin et septembre 2010, période de prévisions budgétaires Communication/Marketing pour 2011. Les interviews ont été réalisées par téléphone auprès des Responsables et Directeurs des fonctions Marketing et Communication de 100 grands comptes de tous secteurs d'activité.
29% des entreprises interrogées ont déjà réalisé une application sur Smartphones
Cette étude a mis en avant l'intérêt porté par les Directions Marketing et Communication pour ces nouveaux media, puisque sur l'ensemble des entreprises interrogées, 29% ont déjà réalisé une application sur Smartphones et 22% ont un projet à court terme.
77% des applications développées l'ont été pour le marché national, 23% pour l'international.
Apple en position de quasi monopole
83% des entreprises ayant réalisé une application l'ont mise en œuvre pour la plateforme Apple, 12% pour Android, et 5% Blackberry, Samsung, Windows mobile, Motorola...
« Les acteurs du marché de la mobilité ne souhaitant pas favoriser le portage des applications vers plusieurs plateformes pour garder une part d'exclusivité induite ne facilitent pas la tâche des développeurs notamment en proposant chacun leur propre kit de développement (SDK).
Les développements deviennent également de plus en plus complexes, car les versions d'OS sont nombreuses et évolutives, et les supports technologiques (smartphones ou tablettes) ont des capacités techniques importantes et différentes (vibration, appareil photo, multi-touch, gyroscopes, GPS...). Si d'une manière générale, déployer une application demande un développement spécifique et un budget afférent important, rendre cette application disponible sur plusieurs plateformes reste complexe». commente Bertrand Pierre, directeur de BulkyApps.
Cependant, 15% des entreprises qui ont déjà réalisé une application sur l'une de ces plateformes veulent la porter sur une ou plusieurs autres plateformes, essentiellement sur Blackberry et Android.
« Seules les agences et studios structurés qui ont anticipé cette problématique en développant leurs propres outils avec des langages reconnus par l'ensemble des plateformes, savent tirer leur épingle du jeu. Ils peuvent ainsi, au fur et à mesure de leurs développements, enrichir leur framework de production et porter les applications sur d'autres plateformes sans tout redévelopper, ce qui permet de ne prévoir qu'un surcoût de 20% à 25% du budget initial pour chaque portage. » poursuit-il.
Des projets peu ou mal « promus »
61% des projets sont inscrits dans le plan de communication de l'entreprise, mais ce sont les Directions Marketing (25%) et les Directions R&D (19%) qui portent et mettent en œuvre les projets. Le reste étant partagé par les Directions Générales et autres Directions fonctionnelles (RH pour des applications internes, par exemple).
Cependant, si les entreprises sont réellement prêtes à investir dans ces supports, elles sont confrontées à leur méconnaissance des circuits de distribution pour ce type d'applications.
En effet, la quasi-totalité des entreprises interrogées se limite à communiquer sur les applications via leur site internet ou par des e-mailings. Seulement 58% relient leurs applications aux sites communautaires, tels que Facebook ou Twitter. Elles n'ont pas encore fait de leurs applications mobiles un vecteur de communication à part entière, un outil supplétif à Internet.
« Les « App Stores » sont de véritables magasins virtuels. A travers ces mètres linéaires d'applications et de jeu, - plus de 300 000 rien que sur la plateforme Apple- Comment mettre en avant sa propre application ? Comment augmenter le nombre de téléchargements ? Nous estimons que plus de 85% des applications sont téléchargées moins de 10000 fois. Comment se positionner ? Comment apparaître en « tête de gondole » ? Comment négocier son référencement auprès des «App Stores», relais incontournables pour la visibilité des applications ? Il s'agit bien là d'un réel savoir faire. Les entreprises vont devoir développer cette compétence en interne ou faire appel à des professionnels, habitués au modèle économique de l'application mobile. » souligne Bertrand Pierre.
Un appel aux prestataires externes en priorité, pour des budgets de 10 000 à 20 000 €
72% des entreprises interrogées ont fait appel à des prestataires externes pour concevoir et réaliser les applications :
· 43% auprès d'agences de communication, agences Web ou studios spécialisés
· 32% auprès de prestataires informatiques (essentiellement les très grands comptes qui préfèrent s'adresser à un prestataire avec lequel ils ont l'habitude de travailler sur des aspects technologiques)
· 25% auprès de free lances, de toutes petites structures spécialisées...
« Développer une application fait appel à des compétences graphiques, informatiques et de gestion de projet donc implique une notion de coûts qui peut être très variable d'un projet à l'autre. » précise Bertrand Pierre.
« Ainsi, en fonction de la complexité de l'application, de la richesse de son contenu, de l'importance de la création, une application web coûte entre 10 000 € et 20 000 €, entre 20 000 € et 40 000 € pour une application service, et entre 30 000 € et 60 000 € pour une application ludique, cette dernière pouvant dépasser les 100 000 € dans le cas de projets ambitieux. » commente Bertrand Pierre.
Sur les 40% des entreprises ayant répondu à la question budgétaire :
· 8% ont dépensé moins de 5 000 €
· 5% entre 5 000 € et 10 000 €
· 19% entre 10 000€ et 20 000 €
· 8% ont dépensé plus de 20 000 €
Les applications du futur : encore inimaginables aujourd'hui
Les besoins des annonceurs aujourd'hui se scindent en 3 grandes catégories :
· « L'application web » pour informer : le site internet de l'entreprise est porté sur smartphone. Ici, la frontière entre « développer un site pour les mobiles » ou « développer une application mobile pour avoir son site », est ténue. Le choix est souvent défini en fonction de la portée du contenu, de la complexité des parties dynamiques...
· « L'application service » pour vendre : il s'agit ici essentiellement de générer du chiffre d'affaires supplémentaire, en proposant des services à valeur ajoutée, tels que la géo localisation de points de ventes, le suivi de listes de mariage, les push mail ...
· « L'application ludique » pour capter du trafic et communiquer sur son image et sa marque : concept élaboré, communication soignée, mise en scène préparée, intégrant parfois du jeu ou du ludique, exploitant les réseaux communautaires, ce type d'application est souvent intégré dans un plan de communication ou dans le cadre d'un événement précis.
« Difficile d'imaginer des limites dans les applications du futur, tant les évolutions sont rapides et les technologies de plus en plus performantes. Les directions Marketing & Communication ne cessent de déborder d'imagination, ces nouveaux supports ayant l'avantage d'être interactifs et de s'adresser directement à leur public. Des applications de réalité augmentée commencent à voir le jour. Elles sont capables en temps réel de faire apparaître de la publicité virtuelle dans un point de vente, d'obtenir de l'information sur un produit au moment ou celui-ci est visualisé sur le Smartphone, de visiter, à proximité du lieu ou vous êtes, un appartement à vendre en 3D... » conclut Bertrand Pierre.
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