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Alixen vise le million d’euros en 2010

publié le mardi 27/04/2010

Gilles Polart-Donta, gérant de la SSLL d’Alixen, prévoit de réaliser un million d’euros de chiffre d’affaires en 2010, contre 800 KE en 2009 : « c’est un objectif atteignable car nous avons recentré notre activité en 2009 afin de mieux valoriser nos spécificités dans l’édition open source, et notamment sur des offres telles que celles de Bacula dans la sauvegarde ou de Zabbix dans la supervision ». Il n’est pas hostile à l’introduction d’un modèle open source partiellement payant, sous certaines conditions.

 

 

Le dirigeant reconnaît que bien restructurer son offre de produits et services en open source lui a pris plus de temps qu’escompté. La SSLL Alixen a beaucoup travaillé en 2009 pour promouvoir davantage son activité d’édition. Elle édite notamment Mioga 2, un logiciel d’extranet collaboratif en open source qui équipe déjà plusieurs ministères en France. Pour l’heure, la part du développement et de l’édition (50% de ce total) représente 40% du chiffre d’affaires d’Alixen, contre 60% pour la partie infrastructure. « Je prévois de conserver cet équilibre en 2010 », précise Gilles Polart-Donta.

 

Développer l’indirect pour adresser les PME

Ce dernier n’exclut pas de travailler davantage avec des Var et intégrateurs pour déployer son offre logicielle, même s’il estime que « le métier de distribution n’a pas forcément beaucoup de sens dans la vente de licence open source… Nous étudierons toute forme d’apport d’affaires. Cela dit, Alixen ne possède pas de démarche commerciale indirecte structurée dans l’immédiat.» La construction d’une vraie politique de distribution indirect pourrait être cohérente avec sa volonté de renforcer son adressage des PME en 2010. « Leurs projets sont parfois plus importants et intéressants techniquement que ceux de certains de nos clients dans le secteur public ». A l’instar de nombreuses autres SSLL, Alixen accompagnera mieux cette année la montée en charge de l’intérêt des entreprises privées pour l’open source.

 

L’open source évoluera-t-il vers un modèle semi payant ?

Le dirigeant n’est pas hostile à l’introduction d’un modèle partiellement payant dans l’édition open source, sous certaines conditions : « Si l’open source propose avant tout un accès garanti au code et que ses solutions sont gratuites, c’est un plus, mais cela ne doit être une fin en soi ». Gilles Polart-Donta fait référence à une récente étude du cabinet Pac, qui indique que l’open source évolue vers un modèle semi gratuit, où certaines licences payantes sont utilisables uniquement en milieu industriel avec du service à la clef. « C’est un modèle économique qui se situe à mi chemin entre l’open source gratuit et une stratégie de paiement des licences. Toutefois, je constate que ce type d’affaires ne se passe pas forcément bien chez le client si les conditions de l’offre proposée ne sont pas transparentes. »

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